35th Annual Edith R. Farrell French Poetry Reading Contest

35th Annual Edith R. Farrell French Poetry Reading Contest

By Alisa Samadani, A&E Editor Originally published in Issue 11, Volume 33 of The University Register on April 9, 2021

On Tuesday, April 6, Entre Nous hosted the 35th Annual Edith R. Farrell French Poetry Reading Contest. This year, the contest took place via Zoom and began at 7 p.m. The event was hosted by Sarah Buchanan, Associate Professor of French, with numerous professors of French standing by to judge the contest.

Farrell was a UMM professor who taught French for many years and always encouraged her students to be curious and passionate about their learning. After her unfortunate passing in 2002, the campus decided to keep the tradition of the annual French poetry reading contest alive in her honor.

“I think I may be one of the last students at UMM that had a class with Edith. I was going to go to the poetry reading tonight and maybe say a few things about her, but my work at The University Register kept me away. Fall quarter my freshman year I took Women in French Literature in Translation from Edith Farrell. She was instrumental in shaping my impressions and expectations of UMM. I remember her from the very first day because she was so excited about teaching! I was a nervous little 18-year-old, and she made what could be an intimidating class full of upper-classmen a joy and one of my best classroom experiences in my five years here. I don’t remember her ever backing down from an opinion or slacking on an argument and I know I learned so much from her. My second quarter I signed up for her Modern French Literature in Translation class and heard from a friend on my way to her class that she had passed away. I will be honest: I cried when I heard because I remembered talking to her before break about what was going to be covered in the class, and she was so excited. It just hit me the other day that there probably aren’t that many more people around who knew her, and that is a sad fact. I wish you luck with the poetry reading in the future, and I hope it keeps her memory alive. She was an asset to UMM and to every student that ever had the chance to study under her.” —Michael A. Urness ’02 (written in 2002)

After a few kind words from Buchanan, as well as a lovely song sung by emeritus Professor Fred Farrell, the contest was under way.

The contest is broken down into three levels, Beginner, Intermediate, and Advanced, with a special fourth section for alumni and professors to have an opportunity to read.

There were many lovely readings, and far too many to include here, so instead I have selected some of my personal favorites from each section. I encourage you all to take a lesson in another language, as it opens the doors for a whole new world for beautiful written masterpieces. Stay tuned for more poetry events this month!

From the Beginner Level:

“Le Pont Mirabeau” de Guillaume APOLLINAIRE Interprété par Daniel CALDERAS Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine.

Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante L'amour s'en va Comme la vie est lente Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine.

From the Intermediate Level:

“A qui donc sommes-nous ?” de VICTOR HUGO Interprété par Austin ROBINSON

A qui donc sommes-nous ? Qui nous a ? qui nous mène ? Vautour fatalité, tiens-tu la race humaine ? Oh ! parlez, cieux vermeils, L'âme sans fond tient-elle aux étoiles sans nombre ? Chaque rayon d'en haut est-il un fil de l'ombre Liant l'homme aux soleils ?

Est-ce qu'en nos esprits, que l'ombre a pour repaires, Nous allons voir rentrer les songes de nos pères ? Destin, lugubre assaut ! O vivants, serions-nous l'objet d'une dispute ? L'un veut-il notre gloire, et l'autre notre chute ? Combien sont-ils là-haut ?

Jadis, au fond du ciel, aux yeux du mage sombre, Deux joueurs effrayants apparaissaient dans l'ombre. Qui craindre? qui prier ? Les Manès frissonnants, les pâles Zoroastres Voyaient deux grandes mains qui déplaçaient les astres Sur le noir échiquier.

Songe horrible! le bien, le mal, de cette voûte Pendent-ils sur nos fronts ? Dieu, tire-moi du doute! O sphinx, dis-moi le mot ! Cet affreux rêve pèse à nos yeux qui sommeillent, Noirs vivants! heureux ceux qui tout à coup s'éveillent Et meurent en sursaut !

From the Advanced Level:

[la parole est le chiffre du conte] de Tanella BONI Interprété par Estella ACEVEDO

la parole est le chiffre du conte pourvu que les mots me viennent en silence j’invoque l’esprit des mots tous les matins à l’heure où ma mémoire raconte à la terre la trahison du Temps qui chemine sur le sol de ma peau aux racines rhizomes sur le paysage mouvant qui conte ses grains de sable je ne sais plus si mes yeux m’appartiennent encore mes yeux habitent parmi les larmes les gouttes de pluie les mottes de sel les larmes racontent nuit et jour à l’auréole de mon ombre ce que l’émotion a perdu depuis le dernier voyage en compagnie de ta solitude seule ta solitude de bel homme aux pas de feu au sourire d’étoile ta solitude fière comme la mer infinie la mer royaume de toute souffrance des rescapés de l’histoire

From the Professors, Alumni, and Friends section:

“A Vous” de Kim THÚY Interprété par Kate DROSKE, Ph.D. (Morris, French)

A Vous, qui replacer nos oreillers qui déplacez nos corps qui calmez nos douleurs qui lisez nous températures qui ouvrez nos coeurs qui mesurez nos souffles qui recousez nous blessures qui rassurez nos peurs qui redressez nos os qui entendez nos pleurs…

Vous Nous Vous appelons “SOIGNANTS” Car Vous nous soignez Sans voir nos âges, nos genres, nos couleurs Vous nous soignez sans compter les heures, sans cligner des yeux Vous nous soignez sans hésitation ni condition Comme un parent auprès de son nouveau-né Comme des héros masqués

Image courtesy of UMM Events